Adofc12

IV-V sec. d.C.

MACROBIO, Saturnalia, I, XXI, 1-5

Testo tratta da: http://penelope.uchicago.edu/Thayer/L/Roman/Texts/Macrobius/Saturnalia/1*.html

 

Adonin quoque solem esse non dubitabitur inspecta religione Assyriorum, apud quos Veneris Architidis et Adonis maxima olim veneratio viguit, quam nunc Phoenices tenent. Nam physici terrae superius hemisphaerium, cuius partem incolimus, Veneris appellatione coluerunt: inferius vero hemisphaerium terrae Proserpinam vocaverunt. Ergo apud Assyrios sive Phoenicas lugens inducitur dea, quod sol annuo gressu per duodecim signorum ordinem pergens partem quoque hemisphaerii inferioris ingreditur, quia de duodecim signis zodiaci sex superiora sex inferiora censentur. Et cum est in inferioribus et ideo dies breviores facit, lugere creditur dea, tamquam sole raptu mortis temporalis amisso et a Proserpina retento, quam numen terrae inferioris circuli et antipodum diximus: rursumque Adonin redditum Veneri credi volunt, cum sol evictis sex signis inferioris ordinis incipit nostri circuli lustrare hemisphaerium cum incremento luminis et dierum. Ab apro autem tradunt interemptum Adonin, hiemis imaginem in hoc animali fingentes, quod aper hispidus et asper gaudet locis humidis lutosis pruinaque contectis, proprieque hiemali fructu pascitur, glande: ergo hiems veluti vulnus est solis, quae et lucem eius nobis minuit et calorem: quod utrumque animantibus accidit morte. Simulachrum huius deae in monte Libano fingitur capite obnupto, specie tristi, faciem manu laeva intra amictum sustinens, lacrimae visione conspicientium manare creduntur: quae imago, praeter quod lugentis est, ut diximus, deae, terrae quoque hiemalis est, quo tempore obnupta nubibus sole viduata stupet, fontesque veluti terrae oculi uberius manant, agrique interim suo cultu vidui maestam faciem sui monstrant. Sed cum sol emersit ab inferioribus partibus terrae, vernalisque aequinoctii transgreditur fines augendo diem: tunc est Venus laeta, et pulchra virent arva segetibus, prata herbis, arbores foliis. Ideo maiores nostri Aprilem mensem Veneri dicaverunt.

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Traduzione tratta da: http://remacle.org/bloodwolf/erudits/macrobe/saturnales1.htm

 

Qu'Adonis, Attis, Osiris, et Horus, ne sont autres que le soleil; et que les douze signes du zodiaque se rapportent à la nature du soleil.

On ne doutera pas non plus qu'Adonis ne soit le soleil si l'on considère la religion des Assyriens, chez lesquels florissait autrefois le culte de Vénus Architis et d'Adonis, lequel est passé maintenant chez les Phéniciens. Or les physiciens ont attribué le nom de Vénus à la partie supérieure, que nous habitons, de l'hémisphère terrestre; et ils ont appelé Proserpine la partie inférieure de cet hémisphère. Voilà pourquoi Vénus, chez les Assyriens et chez les Phéniciens, est en pleurs lorsque le soleil, parcourant dans sa course annuelle les douze signes du zodiaque, entre dans la partie inférieure de l'hémisphère; car, des douze signes du zodiaque, six sont réputés inférieurs, et six supérieurs. Lorsque le soleil est dans les signes inférieurs, et que, par conséquent, les jours sont plus courts, la déesse est censée pleurer la mort temporaire et la privation du soleil, enlevé et retenu par Proserpine, que nous regardons comme la divinité de l'hémisphère inférieur, appelé par nous antipodes. On veut qu'Adonis soit rendu à Vénus, lorsque le soleil, ayant accompli la traversée annuelle des six signes inférieurs, commence à parcourir le circuit de ceux de notre hémisphère, avec accroissement de lumière et prolongement du jour. On dit qu'Adonis fut tué par un sanglier : c'est qu'on veut figurer l'hiver par cet animal au poil rude et hérissé, qui se plaît dans les lieux humides, fangeux, couverts de gelée, et qui se nourrit de gland, fruit particulier à l'hiver. Or l'hiver est comme une blessure pour le soleil, dont il diminue pour nous la lumière et la chaleur; ce qui est aussi l'effet que produit la mort sur les êtres animés. Vénus est représentée sur le mont Liban, la tête voilée, l'attitude affligée, soutenant son visage dans les plis de sa robe, avec la main droite, et paraissant verser des larmes. Cette image, outre qu'elle représente la déesse pleurant pour le motif que nous avons dit plus haut, figure aussi la terre pendant l'hiver, époque à laquelle, voilée par les nuages et privée du soleil, elle est dans l'engourdissement. Les fontaines, qui sont comme les yeux de la terre, coulent abondamment, et les champs dépouillés de leurs ornements n'offrent qu'un triste aspect. Mais lorsque le soleil s'élève au-dessus des régions inférieures de la terre, lorsqu'il franchit l'équinoxe du printemps et prolonge la durée du jour, alors Vénus est dans la joie. Les champs s'embellissent de leurs moissons, les prés de leurs herbes, les arbres de leur feuillage. C'est pourquoi nos ancêtres consacrèrent le mois d'avril à Vénus.

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